La première chose à faire avant d’investir dans la création de votre communication visuelle par un professionnel.

Vous n’avez pas encore d’univers visuel. L’envie d’avoir enfin un logo et des outils de communication pro à votre image vous titille et vous voulez faire appel à un graphiste ?

Vous hésitez à passer par un pro pour réaliser votre identité graphique et votre site web (car vous trouvez ça cher et vous avez peur d’être déçu par exemple) ?

Vous avez déjà fait la démarche de passer par un graphiste/web-designer, mais ça ne s’est pas passé comme vous l’espériez : vous avez été déçu du rendu ou vous vous êtes lassé très vite du résultat ?

Si vous vous posez des questions sur comment être sûr de bien investir dans une création d’identité visuelle, cet article est pour vous !

Et la magie commence déjà par quelques questions simples :

  • Est-ce que je veux créer une identité visuelle ou un site web pour me sentir professionnel ou pour développer mon activité ?
  • Est-ce que la création d’une identité graphique ou d’un site web fera une vraie différence au stade où j’en suis dans mon activité ?
  • Est-ce que je compte gagner de l’argent avec mon projet ?
  • Est-ce que mettre 1000 / 2000 / 3000€ dans cette identité graphique ou dans ce site web sera rentable par rapport à ce que je gagnerai avec mon activité ?

En créant une identité graphique, certaines personnes cherchent avant tout à se donner confiance en eux-mêmes ou à maquiller leur projet. Et c’est vrai qu’avoir une belle carte de visite à donner, c’est cool et avoir un beau site web peut rassurer des clients. Mais, j’espère ne pas vous décevoir en vous disant qu’avoir une identité graphique ou un site ultra design ne fera pas de vous un professionnel plus qualifié. Sans le fond, la forme ne tiendra pas la longueur.

C’est pour ça que passer par un graphiste professionnel peut être un mauvais investissement si vous ne le faites pas au bon moment ou pour les mauvaises raisons. Si ça vous fait plaisir, tant mieux ! Mais est-ce que c’est uniquement ce que vous recherchez ?

Par contre, si vous avez déjà fait des recherches sur la viabilité de votre projet et une stratégie établie…

OU que vous avez une activité qui fonctionne déjà, mais que vous voulez passer au niveau supérieur…

OU que vous avez développé petit à petit votre activité et que vous êtes prêt à aller plus loin…

Là ça vaut le coup de passer à la question principale, celle qui vous permettra d’avoir l’identité parfaite pour vous !

Avez-vous vraiment déjà réfléchi à votre positionnement ?

Qu’est-ce qu’un positionnement ?

Ce n’est pas juste votre spécialité, votre produit/service ou votre cible.

Un positionnement est la manière dont vous vous définissez dans votre travail, dans sa globalité : quelles sont vos forces, vos faiblesses, vos offres, vos cibles/publics ? Comment aimez-vous travaillez ? Qu’est-ce qui vous rend unique et crée votre valeur ?

C’est votre vision globale de votre travail : de la manière dont vous aimez/voulez travailler, au sens que vous y mettre et que vous voulez transmettre.

Être bien positionner, c’est être aligner avec soi-même (ou avoir une entreprise cohérente avec elle-même) et ça sert ensuite à l’être avec sa communication, ses produits/services et son public.

On peut aussi rapprocher un positionnement d’un business plan. Et c’est vrai, ce n’est pas si éloigné. Mais, pour moi, un positionnement vient beaucoup plus du cœur et englobe des notions plus sensibles. Un business plan sera sans doute plus stratégique. Les deux sont très complémentaires et n’apporte pas les mêmes réponses.

Et pour ceux qui n’auraient pas eu toutes ces réflexions avant de se lancer, il est toujours temps ! Personnellement, j’ai été bien plus apte à me poser les bonnes questions après un ou deux ans d’activité et d’expériences. Clairement, je ne suis pas un modèle, mais j’ai fait ça à ma façon et, maintenant, c’est un questionnement qui me passionne.

Dans tous les cas, faire le choix d’un positionnement, plutôt qu’un autre, a plusieurs conséquences :

  • On a un discours singulier et spécifique
  • On crée notre valeur par rapport aux concurrents et au reste du monde, car on est unique
  • On peut se vendre à prix juste, par rapport à notre vraie valeur
  • On travaille avec les outils qui nous correspondent et qui nous rendent meilleurs
  • On crée une communication qui a un axe différenciant, parce que spécifique à nous
  • On attire le public que l’on souhaite
  • Les choix sont plus simples à faire, parce qu’on a un socle sur lequel s’appuyer
  • On sait mieux où l’on va

Mais du coup :

  • Il faut prendre le temps de la réflexion et faire des choix
  • On attire moins « tout le monde »
  • Il se peut que l’on doive renoncer à certaines options (trop incohérentes avec notre projet)

(La difficulté que ça peut être)

Parce que ce n’est pas simple pour tout le monde !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez pleins de choses bien variés, savoir bien se définir… c’est l’enfer.

Comme si, pour être aligné avec son activité, celle-ci devait englober tous les prismes de notre être ou de notre ambition. Comme si devoir choisir c’était devoir enterrer ses autres personnalités ou ses autres compétences.

Ma mentalité a changé lorsque j’ai assimilé le fait que notre travail ne nous représente jamais à 100%. Notre positionnement correspondra aux choix que l’on fait pour ce domaine, mais ça ne gomme pas toutes nos autres facettes. Ce n’est pas parce que l’on fait le choix d’un discours que l’on se ferme sans réserve à tout le reste !

On se donne juste la chance d’être mieux compris sur au moins un aspect et on augmente considérablement notre valeur dans ce domaine.

Il est aussi très très important de noter qu’un positionnement évolue ! Rien n’est figé ! Il faut juste un point de départ. Après, l’idée, c’est tout de même d’avoir une base qui est suffisamment profonde pour que ça ne change pas radicalement toute les 2 semaines (sinon c’est compliqué d’établir une stratégie de communication). Mais lorsque la base est là, il est toujours possible de faire des tests, de rajouter des critères ou d’en enlever.

Pourquoi c’est indispensable à un bon graphisme ?

Alors, bien sûr, un bon graphiste sera là pour vous aider à y réfléchir, pour bien définir les axes de création avec vous et pouvoir faire les bonnes propositions. Mais personne n’est omniscient et il aura besoin que vous puissiez bien lui transmettre les aspects importants de votre projet pour créer des univers cohérents et pertinents.

Avoir un positionnement est donc primordial si l’on veut aboutir à une identité dont on maitrise la direction et l’impact.

Lorsqu’on lance son activité ou qu’on décide qu’il est enfin temps d’avoir une identité graphique propre, on a tendance à vouloir avoir une charte graphique ou des supports de communication très vite. Mais je remarque que c’est surtout pour se rassurer nous-même. Pour nous sentir plus professionnel, car sans logo et/ou sans site web, on a l’impression de ne pas être crédible. Ok, dans certains domaines, ça peut être vrai. Mais dans la majorité des cas, faire attention d’avoir des supports de communication juste propres, sans tentatives d’expérimentations graphiques, fera l’affaire en attendant d’avoir enfin un design personnalisé.

Je donnerai en exemple, le mien : Je suis graphiste et je crée des sites web. J’ai mis 1 an et demi pour avoir enfin créer mon propre site web et logo. Pourtant j’ai vendu des prestations durant cette période. Si ça ne prouve pas que l’on peut survir sans identité graphique (même quand c’est l’objet même de nos prestations) je ne sais plus quoi dire.

Se concentrer sur la forme peut être une excuse à la procrastination pour le fond. On fait et refait ses visuels et ses outils plutôt que travailler son discours, apprendre à connaître son public et comment s’adresser à lui correctement. Sauf pour de rares projets, le graphisme doit venir sublimer votre projet, et non en être le socle.

Même si vous avez déjà une activité qui fonctionne, refaites un rapide point et reposer à plat la direction à prendre avant de refaire appel à un graphiste.

C’est en connaissant votre positionnement que vous pourrez choisir le professionnel adapté (tant pour son style esthétique que pour ses capacités techniques et humaines).

Avant d’avoir une image qui réponde à vos attentes, il faut définir ces besoins, votre vision et vos valeurs… Un beau graphisme, sans tout ça, ça reste une coquille vide. Au mieux, vous serez content d’avoir un truc qui donne l’apparence d’être pro, mais ça ne sera ni pertinent ni au service de votre projet. Au pire, vous serez déçu, la relation avec le graphiste ne sera pas super et vous voudrez déjà changer 6 mois après, avec la sensation d’avoir gaspillé votre argent.

Construire son positionnement

1 – Se poser les bonnes questions

Voici les réflexions qui me semblent les plus importantes pour trouver sa piste et pouvoir transmettre au mieux son projet à son graphiste.

  • Qui suis-je ? (Ou que représente mon entreprise ?)
  • Qu’est-ce que je veux ? Le but principal de mon projet ?
  • Quelles sont mes objectifs ?
  • Quelles sont mes forces ? Mes faiblesses ?
  • Quelles sont mes valeurs ?
  • Qu’est-ce que je souhaite transmettre comme énergie, valeurs et émotions ?
  • Qu’est-ce que ce que je propose ? En terme d’offres ou de services ?
  • Quelles sont mes promesses vis-à-vis de mon public ?
  • À quels besoins je réponds ?
  • Qu’est-ce que j’imagine, dans l’idéal, comme évolution pour ma marque et son identité ? Vers où je veux aller ?
  • Comment est-ce que j’aime travailler ?
  • Quel est mon cadre, quels sont mes limites ?
  • Avec quels outils et réseaux j’aimerais travailler ? (ou pas)
  • Où est-ce que je me situe parmi mes concurrents ? (et qui sont-ils ?)
  • Qu’est-ce que j’aime chez eux et ce que je n’aime pas ? Et pourquoi ?
  • Qu’est-ce qui me rend unique ?
  • À qui est-ce que je m’adresse ? Ma cible, mon public ?
  • Ou : qui est-ce que j’aimerais cibler ?
  • Quelles sont leurs besoins ?
  • Quelles sont leurs envies ?
  • Quelles sont leurs problématiques ?
  • Que recherchent-ils ?
  • Quelle sont leurs langages, leurs jargons, leurs expressions, pour parler de mon métier ?
  • Quels outils et réseaux utilisent-ils ?
  • Quels types d’univers graphiques j’aime ? Qu’est-ce que je n’aime pas ? Et pourquoi ? Trouvez des exemples.
  • Quels types d’éléments graphiques j’aime ? (typographies, imageries, colorimétries, etc.) ? Qu’est-ce que je n’aime pas ? Et pourquoi ? Trouvez des exemples.
  • De quels outils j’ai besoins ? Est-ce vraiment utile ? Est-ce que ça correspond à ma façon de travailler et est-ce pertinent vis-à-vis de ma cible ?

Évidemment, cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle donne quelques point de départ qui me semble primordial.

2 – Se faire aider

J’ai d’ailleurs deux partenaires privilégiées faites pour ça : Laure et Mélanie.

Mais il y a pleins de coaches et des professionnels de la stratégie de communication/de marketing qui pourront vous aider. Ça peut être en ligne ou en physique. Pour faire votre choix, il faut que sa manière de voir les choses résonnent en vous. Que vous ayez envie de réfléchir comme il vous propose de le faire. Que ça corresponde à votre personnalité.

Attention tout de même aux programmes et coachings miracles. Si vous êtes assez perdue, comme je l’étais, un programme qui vous promet un alignement complet de tous vos chakras et de tripler vos revenus en 2 semaines, j’y crois moyen. Après, si vous êtes déjà assez avancé dans votre réflexion, et qu’il vous manque juste un petit accompagnement pour faire éclore votre discours, ça peut aussi aller vite.

En tout cas, ça vaut le coup de vous demander si cet investissement-là ne mérite pas d’être votre dépense prioritaire.

Quand est-ce le bon moment pour enfin créer son identité visuelle ?

C’est important de ne pas rester seul dans son business. Mais, sauf si votre budget est illimité, c’est important de créer des paliers et des priorités.

Lorsque vous sentez que votre activité atteint un certain stade : Vous savez quoi transmettre et quelle direction vous voulez. Ou vous sentez que vous avez besoin d’aller plus loin. Et que vous vous sentez prêts à mettre le budget pour que ce soit bien fait.

C’est à ce moment-là que créer son identité visuelle avec un professionnel prend tout son sens !

C’est un stade qui peut être rapide comme plus long à atteindre. Certains peuvent l’envisager dès la création du business plan, d’autres prendrons plus de temps.

Dans tous les cas, ne tombez pas dans le piège d’avoir le discours et l’alignement parfait pour vous lancer. Les expériences et les retours clients forgeront aussi la vision que l’on veut avoir et que l’on désire proposer ! Si on attend la perfection et une vision limpide dès le début, on ne fait rien. Prenez juste un peu le temps de réfléchir à votre socle. Investir dans un accompagnement pour élaborer votre vision peut être bien plus pertinent dans un premier temps.

Ne restez pas bloqué par un manque d’identité visuelle : commencez par faire vous-même une charte graphique simple et/ou par créer un site très basique, mais qui fera le job (voir mon livre blanc sur comment faire son site en autodidacte). Ça peut être déjà un super exercice pour vous poser la question de ce que vous voulez y mettre.

Ne cherchez pas la complexité. Servez-vous des modèles préconçus proposés par les outils web ou certains imprimeurs. Servez-vous des réseaux sociaux, allez à des soirées prospections, construisez votre discours et votre vision en discutant avec les gens. Si besoin, vous pouvez toujours faire appelle à un professionnel qui pourra vous aider à faire juste quelque chose de propre.

Et une fois que vous aurez vos fondations, vous pourrez investir dans une super identité visuelle sur-mesure qui sublimera votre message.

Plus votre positionnement sera juste et ancré, plus le retour sur investissement sera intéressant.

Pour reprendre mon exemple : j’ai absolument tout fait à l’envers. C’est vrai que j’ai perdu du temps dans la construction de ma vision et le développement de mon activité, il me fallait ces expériences pour y arriver. Mais, ce qui est sûr, c’est que mon activité se porte bien mieux depuis que je fais ce travail sur moi (qui n’est pas fini et évoluera sans cesse). Et, en tant que graphiste, j’aide beaucoup mieux les gens qui peuvent me fournir des pistes à explorer et qui sont en capacité de me faire des remarques lors que je leur fais des propositions.

Un projet graphique sans aucune vision et/ou aucune connaissance de vous-même, c’est un projet qui traîne, qui stagne, qui n’est pas enthousiasmant ni côté client ni côté prestataire.

Donc avant tout investissement dans un travail graphique de fond, mon meilleur conseil sera d’au moins vous poser ces questions avant.

Votre positionnement vous aidera dans tous les aspects de votre activité, notamment sur votre discours et le choix de vos contenus.

Avez-vous déjà réfléchi à tout ça avant de passer par un graphiste ?
Aller au contenu principal